Ils m'ont fait confiance
Ces situations sont inspirées de mon expérience de terrain. Les prénoms et détails ont été modifiés pour préserver la confidentialité des familles.
Chaque famille est unique. Ce que vous lisez ici, c'est la réalité de ce que je fais — concrètement et sans jugement.
Familles d'enfants avec TSA
🧩 Lucas, 8 ans — crises quotidiennes à la maison
Situation : Les parents de Lucas vivent au quotidien avec des crises violentes déclenchées par les transitions (repas, bain, coucher). Épuisés, ils marchent sur des œufs en permanence. Le diagnostic TSA vient d'être posé, ils n'ont pas encore de SESSAD. La liste d'attente est longue.
Ce qu'on a fait : Mise en place d'un emploi du temps visuel TEACCH à la maison. Travail sur les transitions avec des supports PECS adaptés. Accompagnement des parents pour décoder les comportements de Lucas et anticiper les déclencheurs. Séances à domicile, deux fois par semaine pendant deux mois.
Résultat : Les crises ont diminué de moitié en six semaines. Les parents se sentent outillés et moins démunis. Lucas a intégré les nouvelles routines visuelles. La famille a pu souffler en attendant l'entrée dans le SESSAD.
🧩 Emma, 6 ans — refus de communication, isolement
Situation : Emma ne parle pas encore. Ses parents, dépassés par les procédures MDPH, ne savent pas comment communiquer avec elle. Les tensions montent à chaque repas et les sorties deviennent impossibles.
Ce qu'on a fait : Introduction de la communication par pictogrammes Makaton. Travail sur l'environnement sensoriel (lumière, bruit, texture). Accompagnement des parents dans les démarches MDPH et PCH. Lien avec l'équipe enseignante pour harmoniser les supports école/maison.
Résultat : Emma utilise désormais une vingtaine de pictogrammes pour exprimer ses besoins. Les repas sont redevenus un moment partageable. Les parents ont obtenu la PCH et se sentent moins seuls face aux démarches.
" [...] Les compétences éducatives de Madame TESSIER ne sont plus pour ma part à prouver, puisqu’elle réussi au quotidien à faire évoluer K. autiste et polyhandicapé. [...] En effet de par ses qualités humaines, professionnalisme, de par ses connaissances, compétences,
observations, sérieux, calme, volonté, ponctualité, son investissement, et par le projet éducatif adapté qu’elle a construit dans le cadre des sorties, activités créatives et qu’elle propose au quotidien à K., mon fils va beaucoup mieux. Mme TESSIER à réussie à créer un lien de confiance avec K. et réussi depuis bientôt un an à le faire évoluer avec guidance, dans tous les domaines et l’aide petit à petit à gagner de l’autonomie. K. est un enfant meurtrie, malmené, ayant été maltraité dans le passé par des auxiliaires de vie non formée et non qualifié, mais aussi par le corps médical. Il est complexe et fragile tant sur le plan éducatif que sur le plan médicale. J’atteste que Mme TESSIER est extrêmement compétente dans le monde de l’autisme qu’elle a choisie par vocation. [...] "
— A. François, parent de K.
Adolescents en rupture scolaire ou repli social
🏠 Théo, 15 ans — décrochage scolaire brutal
Situation : Théo ne sort plus de sa chambre depuis trois mois. Après un épisode de harcèlement au collège, il a tout arrêté. Sa mère, seule, ne sait plus comment l'approcher. Les appels du collège s'accumulent. Chaque discussion tourne à l'affrontement.
Ce qu'on a fait : Travail de médiation entre Théo et sa mère pour recréer un dialogue. Séances individuelles avec Théo autour de ses intérêts pour reconstruire l'estime de soi. Mise en place d'un rythme progressif : petites sorties, activité hebdomadaire choisie par lui. Lien avec le collège pour un retour aménagé.
Résultat : En deux mois, Théo a repris une activité sportive et accepté un retour partiel en classe. La relation avec sa mère s'est apaisée. Il est suivi depuis par un psychologue scolaire avec qui j'assure le relais.
🏠 Inès, 17 ans — repli social et anxiété sévère
Situation : Inès a progressivement arrêté tout contact social. Ses parents, très inquiets, ont multiplié les rendez-vous médicaux sans résultat concret. Elle refuse de sortir, dort le jour, et les conflits familiaux s'intensifient.
Ce qu'on a fait : Intervention à domicile pour créer un lien de confiance, sans pression. Travail sur la gestion de l'anxiété avec des outils concrets. Accompagnement des parents pour ajuster leur posture — ni trop protecteurs ni trop exigeants. Orientation vers une prise en charge psy adaptée.
Résultat : Inès a accepté de consulter un psychiatre après trois semaines. L'atmosphère familiale s'est détendue. Elle a repris contact avec une amie et envisage une formation à distance pour la rentrée suivante.
Familles en difficulté
🧡 Sophie, 42 ans — rupture du lien avec son fils de 13 ans
Situation : Depuis la séparation d'avec son mari il y a deux ans, Sophie élève seule ses deux enfants. Son fils aîné s'est progressivement muré dans le silence. Les repas se passent en tension, les échanges tournent systématiquement à l'affrontement. Sophie ne sait plus comment l'approcher sans déclencher une crise.
Ce qu'on a fait : Séances séparées avec le fils et avec Sophie pour comprendre ce que chacun vit. Travail de médiation progressive pour renouer le dialogue. Mise en place de rituels simples pour recréer des moments neutres en famille. Accompagnement de Sophie dans sa posture parentale dans ce contexte de famille monoparentale.
Résultat : En six semaines, les repas sont redevenus un espace vivable. Le fils a accepté de parler de ce qu'il ressentait depuis la séparation. Sophie se sent moins seule et moins coupable.
🤝 La famille Martin — fratrie en tension, parents dépassés
Situation : Marc et Isabelle ont trois enfants de 7, 11 et 15 ans. Depuis le remariage du père, les tensions entre les enfants sont devenues quotidiennes. Jalousie, exclusion, crises le soir — la maison est devenue un champ de mines. Les parents ne savent plus arbitrer sans aggraver les choses.
Ce qu'on a fait : Observation à domicile pour comprendre les dynamiques réelles. Travail individuel avec chaque enfant sur l'expression des émotions. Accompagnement des parents pour poser un cadre commun et cohérent. Séances en famille pour rétablir des règles partagées et des moments de coopération.
Résultat : Les conflits ont diminué significativement en deux mois. L'aîné a verbalisé sa peur d'être remplacé — ce qui a permis une conversation longtemps évitée. La famille a retrouvé des soirées apaisées.
🕊️ Laure, 40 ans — deuil complexe après une mort violente
Situation : Le père des enfants de Laure est décédé brutalement dans un accident de voiture. Laure et lui étaient séparés depuis plusieurs années. La mort laisse ses deux enfants, 12 ans et 3 ans, dans des états très différents : l'aîné, qui connaissait son père, oscille entre la colère et la tristesse. Le petit ne comprend pas vraiment ce qui se passe mais sent la détresse de sa mère. Laure elle-même traverse un deuil ambigu — douloureux, confus, impossible à nommer simplement.
Ce qu'on a fait : Accompagnement individuel de Laure pour l'aider à traverser un deuil qui ne ressemble à aucun autre — sans jugement sur ce qu'elle ressent, qu'il s'agisse de tristesse, de colère ou de soulagement. Travail avec l'aîné pour lui permettre d'exprimer ses émotions contradictoires. Accompagnement du plus jeune par le jeu et la parole adaptée à son âge. Soutien à Laure dans son rôle de mère face aux questions de ses enfants.
Résultat : Laure a pu mettre des mots sur ce qu'elle vivait sans avoir honte de la complexité de ses émotions. L'aîné a pu dire sa colère et sa peine dans un espace sécurisé. La famille a trouvé un rythme pour traverser cette période ensemble, sans que chacun reste seul avec ce qu'il portait.
Votre situation vous semble unique et complexe ?
C'est exactement pour ça que je suis là.